lundi 13 septembre 2010

Bière avariée

Je suis rendu que je choisis mes restau en fonction du fait qu'il y a au moins une bonne bière en fut.

Faudrait que les établissements de restauration allument un jour que de la Rickard's Red, c'est pas bon.

Un peu de variété ne ferait pas de tort.

Y a certains restaus qui ont commencé à prendre des ententes avec des microbrasseries. Par exemple, L'International à Chicoutimi sert des bières de St-Gédéon.

Bon, on repassera pour "l'international" du symbole, mais pour l'initiative, bravo. C'est un peu chien pour La Tour qui est pas trop loin en face, mais la bière à St-Gédéon est meilleure.

Je suis dans mes valise, je n'en suis pas une pour autant

Je fréquente les hôtels pas mal depuis le début de l'été. Pas comme dans "bar trou au rez-de-chaussée du Picardie", plus comme "je travaille sur la route".

Et chaque fois on a droit à la belle petite carte, que ce soit concernant les draps ou les serviettes, qui nous témoigne à quel point l'établissement est conscient de son impact sur l'environnement et que le fait de passer au lavage chaque morceau de tissus chaque jour a un grand coût environnemental.

Right.

C'est vrai.

Mais faites-moi accraire que la sauvegarde de l'environnement est votre motivation première...

Ce matin, c'était "Merci de nous aider à conserver les ressources vitales de notre Terre."

Come on...

Bon, un message environnemental peut presque passer pour un bon marketing sociétal, mais je suis fort convaincu qu'un grand pourcentage de ceux qui prennent la peine de lire l'écriteau font comme moi un gros "pffffff". Pourtant, avant d'avoir le goût de brailler en lisant leur conscience humaine, j'étais d'accord avec le jeu.

Peut-être pourrait-on écrire quelque chose comme "dans le but de préserver l'eau et d'éviter d'envoyer un surplus de polluants dans la nature, ainsi que dans le but de maintenir nos coûts d'opération et ainsi vous offrir un prix avantageux, nous vous encourageons à réutiliser les draps et les serviettes."

Genre.

Ça aurait le même effet.

Et je ne me sentirais pas en train de me faire remplir, à avoir le dos qui me gratte juste à côté de la poignée.

dimanche 12 septembre 2010

Le crédit de boisson

Je suis un fanatique des microbrasseries. En fait j'en ai un peu marre de les appeler ainsi, étant donné que la "brasserie" nommée réfère selon moi beaucoup plus à la brasserie artisanale qu'à Molson ou Labatt. On n'entend pas parler de "microboulangerie" mais plutôt de "boulangerie industrielle"... entouca.)

Il existe depuis longtemps plusieurs brasseries de grande qualité à Québec (La Barberie, Archibald, L'Inox, pour ne nommer que celles que je connais), mais quand nous avons su que La Korrigane allait ouvrir, j'ai tout de suite eu un intérêt étant donné la proximité de chez mon amie ainsi que le fait que l'endroit a des racines baieriveraines.

Si ce blog prétendait au départ traiter exclusivement du service à la clientèle, j'ai le goût de m'étendre un peu à divers aspects du marketing, pour l'endroit dont il est question aujourd'hui mais peut-être pour l'avenir aussi. Le service est une dimension du marketing, elles sont toutes interreliées, alors il est difficile de l'isoler. Et le cas de la Korrigane est "globalement" intéressant.

Premièrement, l'endroit a mis des mois et des mois à ouvrir. Si on parlait au départ d'une ouverture à la fin de 2009, puis au printemps 2010, puis en juin, je crois que le commerce a fini par ouvrir seulement en août (peut-être fût-ce aussi fin juillet, je ne suis pas certain).

J'ai "pu" visiter l'endroit à trois reprises. Non, deux. Quoique si je rapporte "l'expérience", je peux considérer qu'il y a eu trois visites... ah, vous allez comprendre.

Je me suis buté à une porte close lors de la seconde fois, voilà. Un lundi soir, j'avoue. Mais en été, tout de même. Bas de la ville. Cirque du soleil. Moulin à images. Rue Dorchester. Fermé le lundi. Je ne l'ai pas encore comprise, celle-là. Je peux comprendre une certaine mentalité boulangeresque et artisanale-tistique, mais il s'agit d'un commerce de "restauration". Et si ça peut être plus tranquille certains jours, j'ai de la difficulté à processer le fait que dans le centre-ville de Québec un bar soit fermé le lundi, pendant l'été.

Lors de notre première visite, 2 seules bières sur la variété "normalement offerte" sont disponibles: l'extra-blonde et la noire. Manifestement, ils ont manqué de bière. Pas de quoi avoir honte, ça ne serait pas le premier endroit du genre à. Il me semble que la Microbrasserie du Lac-St-Jean a vécu la même chose lors de leur premier été.

Pas de quoi avoir honte si on peut régler le problème rapidement. Mais hier soir, plusieurs semaines après l'ouverture, il semble qu'on n'ait pas réglé ce "beau problème". Hier soir encore, que deux bières disponibles, sur une possibilité de plusieurs.

C'est là que nous avons commencé à décrocher, un peu. Si on peut concevoir que le succès du débit soit tellement retentissant que la brasseuse puisse avoir de la misère à fournir, le piton panique devrait se peser plus vite, et une plus grande quantité de bières invitées sont à prévoir, rapidement, histoire de ne pas laisser de "robinet de fût" inutilisé... Car pour l'instant, il me semble qu'on perd des revenus.

Je dois avouer que les deux fois où j'ai réussi à entrer, le service reçu fut excellent. Non seulement le service était accompli avec le sourire, mais avec la petite pointe de complicité qui caractérise les endroits où on a le goût de retourner.

Autre petit point agaçant, toutefois... on est conscients (parce qu'ils le disent) qu'ils ne sont pas prêts à faire la cuisine, mais lorsqu'on demande "t'as tu des pinottes, des chips, kekchose?", on se fait répondre "y a un dépanneur au coin de la rue".

Les formations du MAPAQ sont-elles à ce point obligatoires qu'on ne peut même pas servir un plat de chips? Ou est-ce que le salé donnant soif, on a peur de manquer de bière encore plus?

Bref, un autre point à travailler.

En conclusion, on se retrouve à un endroit agréable et souriant, mais une belle coquille vide, au sens propre du terme.

Comme si on avait de bonnes idées artisanale, mais noyées dans l'amateurisme de l'exécution commerciale.

mardi 7 septembre 2010

Le labyrinthe du câlisse

Je vous parlais récemment de mon endroit favori en ce qui a trait aux manquements au service-client, le Cinéma Odyssée.

Dommage que ce blog n'ait pas vu le jour avant, car j'aurais pu vous en parler dans des dizaines de billets.

Reste qu'aujourd'hui j'ai le goût de vous parler de l'absurde absolu: le labyrinthe du câlisse.

Voyez-vous, à un authentique et compréhensible problème de "gestion des opérations" (mettons) que pouvait vivre l'établissement, on a préconisé une solution d'une imbécillité... déifique.

En effet, la "guichèterie" a toujours été un problème à cet endroit: plusieurs remaniement physiques ont été mis en place au cours des années d'ouverture de ce cinéma, tous plus désorganisés les uns que les autres.

Mais la récente solution me hérisse le poil: on a CONSTRUIT un labyrinthe.

Et je ne parle pas ici d'un labyrinthe en ruban comme à la banque: on a MAÇONNÉ un labyrinthe, avec des vrais gros murs.

Bien entendu, et comme m'en parlait l'ancien gérant, ça peut être une bonne idée pour gérer la foule quand foule il y a en grand nombre pour des soirées achalandées. Là n'est pas le problème.

Le problème, c'est qu'à la banque on peut contourner les rubans quand ils sont inutiles (donc quand il n'y a pas de monde en attente).

Toutefois au cinéma Odyssée à Chicoutimi, on n'a pas le choix: on doit faire l'osti de labyrinthe à chaque fois.

Il y a peu de moments au cours desquels je me sens aussi ridicule dans ma condition d'être humain que quand je marche seul dans l'osti de labyrinthe, et que la miss sourire me regarde les yeux creux en m'attendant pendant que je m'amuse à faire la souris qui cherche la sortie...

Merci, Cinéma Odyssée, de me faire vivre ces beaux moments.

Quand le sang descend

Je ne sais pas si c'est le fait d'être trop longtemps debout derrière un comptoir à absorber des vapeurs de nourriture, mais y a un phénomène qui me fait capoter au plus haut point dans les restaus de fast food.

De quoi ça parle des filles qui travaillent derrière le comptoir d'un tel établissement?

Ça parle de quand ça travaillera pu.

"À quelle heure t'es en pause?"
"À quelle heure tu finis?"

Toujours. Remarquerez (mais probablement que vous n'allez que dans les endroits santé, alors vous ne pouvez pas le savoir.)

Le summum je l'ai vécu il y a quelques semaines au Tim Hortons à Trois-Rivières (v'savez, celui qui est très bien placé à la sortie de la 40, genre Boulevard des Récollets).

Ça n'avait aucune allure: la fille tombait en vacances "là". Y avait une file incroyable de monde, mais elle elle tombait en vacances. "Je pars en vacannnnnnnces!!!"

Elle sort sa caisse (toujours pendant qu'il y a une file incroyable de monde): "Je pars en vacaaaaaaannnces!!!!"

Elle revient d'en-arrière (toujours pendant qu'il y a une file incroyable de monde): "J'vous ai tu dit que je partais en vacaaaaaaannnnnnnnnces?????"

Crisse d'innocente.

Je peux comprendre qu'elle soit contente de partir en congé, on l'est tous.

Mais deux accrocs au service le plus élémentaire: donne un coup de main pour passer la file de monde avant de partir et surtout, s'il te plaît, nous autres clients on n'en a rien à crisser que tu partes en vacances. Écoeure tes amies dans la salle de break mais pas devant les clients.